Sophie Jouan évoque avec beaucoup de grâce la beauté et la fragilité de la vie. L’élan, l’aspiration vers la furtivité de l’instant heureux sous-entend la conscience de l’éphémère, sachant qu’au fond la vie marche sur le fil.

Funambules et équilibristes racontent l’histoire de la force, de la victoire et de la dérision malgré la faiblesse, la défaite ou la gravité qui rôdent. Dans leurs élans, ce n’est pas si sûr que les conteurs de Sophie recherchent l’équilibre. Ça ressemble à une fuite. Déposer les lourdeurs oppressantes au ras du sol et s’envoler respirer l’ailleurs.

Elle offre l’appel du large, du grand large avec les tâtonnements et les interrogations qui s’imposent à nous et c’est superbe !

  

« Mon travail de sculpteur porte essentiellement sur l’expression corporelle. Créer le corps de l’intérieur, souder l’armature, accumuler la matière par couche successives et associer le fil de fer et la pâte à papier, où la patine vient se poser comme une peau ».

Sophie Jouan est une artiste poète qui s'est formée aux Beaux-Arts de Versailles.